Elle invite les spectateurs dans un univers spéculatif construit à partir d’un fonds narratif partagé, notamment au sein des communautés immigrées d’Asie du Sud. Ses peintures acryliques explorent l’univers parallèle d’une série de femmes non identifiées à la peau très pigmentée, qui nouent une relation plus personnelle et intime avec la matière culturelle, s’affranchissant des pratiques traditionnelles. Par leurs mains et leurs pieds, elles transmettent un savoir tactile, révélant une compréhension singulière de leur héritage et des connaissances ancestrales sur les plantes. Des motifs textiles en relief ponctuent les peintures, évoquant des éléments architecturaux sculptés traditionnellement, ici réinterprétés dans la pratique féminine de la manipulation textile. À travers ces rituels particuliers, les protagonistes féminines se réapproprient le pouvoir de créer et d’organiser leur monde – un lieu qui suggère des mondes ancestraux, tissé de souvenirs culturels subtils.