Dans la continuité de mon travail artistique qui explore les mondes invisibles, je souhaitais,
dans la perspective de cette résidence au Bénin, m’imprégner de la puissance symbolique
des objets constituant le riche patrimoine culturel béninois, en particulier les statuettes
rituelles en terre cuite et les textiles sacrés.
Ce voyage serait l’opportunité de nourrir ma création de nouvelles formes hybrides, où
l’imaginaire réinvente et prolonge la vie de ces objets en de nouveaux récits sensibles.
Je souhaitais également découvrir et m’inspirer de savoir-faire traditionnels détenus par des
artisan·es béninois·es telles que les potières de Sè ou les artisan.es textiles.
Comment un objet peut-il matérialiser un esprit, l’âme d’un ancêtre ou d’une personne
disparue ? Comment cet objet permet-il d’entretenir le lien d’amour qui unit vivants et
morts ?

