« Les hommes meurent de chagrin écrivait Buffon. S’il y a de la joie dans la
mélancolie – autant de rires que de larmes, une inquiétude semble cependant
persister dans les œuvres de Rémy Yadan. En 2019, lors d’une résidence en Iran, il
traverse ce pays, rencontre la poésie d’une langue, s’ouvre à une autre culture. De
ces rencontres, des paysages imaginaires ressurgissent des ruines. Alors que tout
peut s’effondrer très vite, Rémy Yadan attaque une part sombre de cette aventure
humaine personnelle et collective pour la creuser et y plonger littéralement. À la
lueur de ces luttes armées ou non armées, de ces amours et passions perdues,
des âmes belles et éternellement jeunes errent depuis un temps blessé.
Sentimentales, mélancoliques mais toujours affectueuses et vitales, chacune de
ses œuvres est une célébration, celle des résistances tant
quotidiennes qu’exceptionnelles pour une autre vie emplie d’une joie militante.»
– Marianne Derrien, Critique d’art et commissaire d’exposition